Et si vous ralentissiez ?

Entre nous qui se voit, aujourd’hui, faire l’éloge de la lenteur? Décélérer c’est connoté perte d’efficacité et de rentabilité et c’est surtout risquer de perdre son précieux statut de femme ou d’homme pressé… Mais c’est aussi ouvrir la porte à une toute nouvelle vie, où tout aura plus de saveur et où l’on découvrira que lâcher prise partiellement ne signifie pas perdre toute maîtrise. Mais alors, comment définir sa vitesse optimale quand on a dix mille choses à faire pour … ce soir ?

Ralentir ça s’apprend, ça se décide. C’est une initiative personnelle. L’extérieur nous freine, on subit beaucoup d’aléas, mais décider de ralentir c’est au contraire reprendre le contrôle. C’est ne plus subir le stress et se laisser déborder par des éléments et événements externes.

Comment ralentir sereinement ? Voici la marche à suivre ;)

1)     Prendre le temps de réfléchir avant d’agir et avant de réagir.  Se poser quelques secondes ou minutes avant de se mettre en action. Se demander dois-je agir ? Dois-je agir maintenant ? Combien de temps vais-je consacrer à cette tâche ? Comment dois-je m’y prendre ? Shakespeare écrivait « on trébuche quand on se précipite », et c’est exactement pour éviter cela qu’il est important d’intercaler une phase tampon avant le mise en action, qui définisse le cadre de cette dernière.

2)     Allonger les délais sur lesquels on a la main et qui ne sont des pas des urgences absolues. Pas démesurément, mais raisonnablement. Se mettre des échéances réellement atteignables.

3)     Une chose à la fois. Dans tous les domaines.

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4)     Prévoir du temps tampon entre nos rendez-vous deux fois par jour (une fois le matin et une fois l’après-midi). Si les timings sont respectés, cela fait deux bouffées d’air pour faire autre chose, s’avancer sur d’autres sujets. Si non respectés, on ne court pas après un temps que l’on ne rattrapera pas.

5)     Dire NON à certains sujets, à certaines personnes, quand les demandes sont non fondées, non urgentes voire ne nous concernent pas.

6)     Prendre du temps pour manger. Pour ne faire QUE manger, sans travailler en même temps, sans téléphoner. Assis(e) et attablé(e).

7)     Respirer. Lentement. Prendre une longue inspiration et surtout évacuer l’air sur une très lente expiration. Ça ralentit le rythme cardiaque et apaise immédiatement. A renouveler autant de fois que nécessaire dans la journée.

8)     Adopter la méditation guidée, pour renforcer précisément sa capacité à lâcher prise, aidé(e) par le travail sur la respiration, et développer à cette occasion un autre rapport au temps.

9)     Travailler sa patience. On connaît tous nos zones d’impatience (embouteillages, courses…), de ce fait nous avons un terrain de jeu tout prêt pour tester de nouvelles solutions. Ecouter des émissions radio en podcast dans sa voiture, demander à quelqu’un d’autre de faire les courses, ou tout simplement faire ces taches en décidant de ne pas s’impatienter. Reprendre le leadership et toujours respirer profondément et lentement…

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10)  Éteindre son téléphone et son ordinateur sur des périodes de temps définies, pour s’habituer à ne plus être dans l’immédiateté de l’information et de l’échange. Faire une petite détox de tous nos appareils connectés qui nous dictent un rythme infernal.

11) Prendre du temps pour soi. Bloquer des créneaux pour simplement se   faire plaisir. Sans mauvaise conscience. Au rythme qui est le nôtre.

Pour conclure il y a beaucoup de façons de ralentir, chacun peut trouver la sienne, l’essentiel est de ne pas oublier qu’en aucun cas ralentir ne signifie devenir lent !