Ecoutez-vous !

On a souvent tendance, en entendant un proche nous dire « Tu devrais t’écouter davantage » à trouver ce conseil rébarbatif. Et un peu moralisateur. On entend « sois plus raisonnable ».

Mais si l’on est honnête avec soi-même, il arrive régulièrement que l’on se dise au fond de soi après un événement, quel qu’il soit, « Je le savais ». Dans ces cas là il est indiscutable que s’écouter nous aurait permis d’éviter une déconvenue, une perte de temps, d’argent, ou autre. Parce que notre instinct tire souvent à bon escient notre sonnette d’alarme interne. Encore faut-il l’entendre… Car s’écouter signifie s’entendre déjà en premier lieu…

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Mais concrètement, comment fait-on pour mieux s’écouter ?

1- Entendre nos émotions, sensations et décoder les besoins qui en découlent!

Une fatigue chronique peut être le signe d’une lassitude plus profonde, une jalousie, le signe d’un besoin de changement… Il est capital d’entendre nos alertes internes pour opérer les changements avant qu’ils ne s’imposent à nous plus violemment ou radicalement, car au bout du compte ils finissent toujours inexorablement par arriver. A s’écouter on gagne du temps et souvent de la douceur, ce qui n’est pas négligeable, et l’on n’atteint pas le point de rupture.

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2- Ne pas se forcer !

Ce qui ne signifie pas vivre égoïstement naturellement ! Mais s’abstenir toutes ces fois ou l’on n’a pas envie de faire quelque chose mais la flemme de l’expliquer aux autres ou encore pas le courage de prendre le risque de les décevoir. N’oublions pas que ne pas se forcer c’est avant tout se respecter soi-même, préambule à toute relation saine aux autres. Nos attentions et engagements ne seront que plus valorisés par notre entourage si les règles sont claires et que notre envie/motivation est un prérequis. Pour commencer, arrêtez de vous forcer pour de petites choses, inutile de dire non à tout du jour au lendemain. Identifiez trois points qui vous gênent, essayez d’arrêter de vous forcer à les faire et constatez. Si les choses se font quand même sans vous ou non et surtout comment vous vous vous sentez. Ajustez ensuite au besoin, en vous écoutant et en faisant confiance à votre instinct !

3- Oser suivre notre cœur, notre intuition

Notre instinct est un partenaire précieux, celui qui nous connaît le mieux puisqu’il s’exprime de façon un peu primitive, avant même que le rationnel ou l’analyse n’aient eu le temps de réagir. On sait tout de suite, face à une situation (ou face à quelqu’un parfois avouons-le) si « on le sent bien » ou pas….Reste à changer ce que l’on fait de ce diagnostic. A ne plus le nier, le contraindre.

A le prendre en compte, pour décider de ce que l’on en fait. Le but n’est pas forcément toujours de le suivre, mais en tous cas de le considérer, pour décider ensuite de ce que l’on en fait. « J’y vais quand même ou pas ? ». Quelle que soit la réponse à cette question, elle est la nôtre et relève d’un choix de notre part, ce qui fait toute la différence !

 

Comment anticiper nos besoins ?

 1- Commencer par prendre soin de soi !

Ecouter nos besoins en terme de sommeil, de nourriture… Prenons soin  de notre outil pour qu’il soit en forme et reposé, faisons une ou plusieurs activités  physiques (sport, yoga… tout ce qui nous fait du bien et nous aide à nous reconnecter à notre corps et à  ses sensations. Notre corps nous enverra de ce fait moins de signaux de détresse (douleurs, fatigue, maux de ventre….).

 2- Nourrir notre esprit

En ayant recours à des sas de décompressions intellectuels. Musique, film, livre, méditation…tout ce qui nous intéresse, nous enrichit et nous détend l’esprit. En dédiant du temps à ces activités nous prenons un moment rien que pour nous, et notre esprit souffrira moins lorsqu’il devra fournir un effort autre, extérieur, dans un cadre professionnel stressant par exemple.

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écoutons nous et n’hésitons pas à sortir du prêt à penser !